Dans le contexte de l’influenza A(H1N1), le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège, invite les médecins et leurs patients à se faire vacciner.
Dans le contexte de l’influenza A(H1N1), le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège, invite les médecins et leurs patients à se faire vacciner.
Certaines personnes ont recours aux drogues pour s’amuser. Toutefois, les drogues peuvent nuire au jugement, à la pensée critique et au bon sens de ceux et celles qui en prennent. Dans les contextes sexuels, la consommation de substances illicites peut favoriser les relations non protégées et, ainsi, la propagation du VIH et d’autres infections transmissibles sexuellement (ITS).
Chez les hommes, la consommation de certaines substances – alcool, cocaïne, ecstasy et marijuana, entre autres — peut réduire leur capacité à obtenir et maintenir une érection. Par conséquent, certains hommes prennent à la fois des drogues et des médicaments contre l’impuissance (également appelée dysfonction érectile ou DE). En voici quelques exemples :
Des chercheurs de Sydney, en Australie, ont mené une étude sur la relation entre drogues illicites, médicaments contre la DE, comportements sexuels et transmission du VIH. Leur recherche pourrait mener à la découverte de nouveaux moyens d’aider les hommes gais à vivre de façon sécuritaire et en bonne santé.
Les chercheurs australiens ont recruté des hommes sexuellement actifs pour une étude appelée Health In Men (HIM). Au moment de leur admission, tous les participants étaient séronégatifs. Tous les six mois, les chercheurs les interviewaient de manière exhaustive sur leurs activités sexuelles et leur consommation de drogues. Les participants subissaient également un test de dépistage du VIH chaque année.
Le recrutement pour cette étude a débuté en juillet 2001 et s’est poursuivi jusqu’en juin 2004. Les chercheurs ont recueilli des données sur 1 427 hommes, et l’analyse de celles-ci se poursuit. Au moment de leur admission à l’étude, les hommes avaient le profil moyen suivant :
Au total, 53 hommes ont contracté le VIH au cours de l’étude. Ils avaient en moyenne 37 ans.
Selon les chercheurs, 621 hommes disaient avoir eu des rapports sexuels anaux protégés et non protégés avec des partenaires passagers au cours des six mois précédents. Environ 50 % de ces hommes avouaient avoir pris des drogues illicites. Prenant en compte de nombreux facteurs, les chercheurs ont conclu que le recours à des médicaments contre la dysfonction érectile augmentait les risques de transmission du VIH.
Chez les consommateurs de substances comme le nitrite de pentyle (poppers) ou le crystal meth, les risques de se faire infecter par le VIH augmentaient considérablement s’ils prenaient également des médicaments contre la dysfonction érectile. Cela pourrait être dû au fait que de nombreux hommes gais et bisexuels utilisent en combinaison des drogues et des médicaments contre la DE pour « faciliter l’activité sexuelle dans les contextes sexuels intenses (sex partying contexts). »
Selon cette équipe de chercheurs, certains hommes gais qu’ils qualifient de « sexuellement aventureux » courent tellement après le plaisir qu’ils sont prêts à entreprendre des activités à risque élevé telles que la prise de substances illicites et les rapports anaux non protégés. De plus, dans un tel contexte, certains hommes ont recours à des médicaments contre la DE aussi.
D’autres études avaient permis de constater que la prise de crystal meth et de médicaments contre la DE poussait certains hommes à participer à des « marathons sexuels ». Les rapports sexuels prolongés peuvent causer la rupture des condoms et endommager les tissus du pénis ou de l’anus, augmentant ainsi les risques de contracter ou de transmettre le VIH. Ainsi, il est possible que certains participants à l’étude australienne dont nous parlons ici étaient capables de faire durer très longtemps leurs relations sexuelles grâce aux drogues et aux médicaments contre la DE, d’où l’accroissement des risques d’infection par le VIH chez ces derniers.
L’équipe australienne fait valoir que pour mieux comprendre les risques de transmission du VIH, il est important de connaître le contexte dans lequel les drogues sont consommées. Les chercheurs ajoutent que le simple fait d’affirmer que les drogues nuisent au jugement n’explique que partiellement l’impact de celles-ci sur les risques de transmission. Les liens entre la consommation de drogues et les comportements à risque sont complexes, disent-ils. Des chercheurs australiens et d’autres pays ont par exemple trouvé que de nombreux hommes prennent de la drogue pour faciliter leurs connexions sociales et sexuelles avec d’autres hommes. En combinant drogues illicites et médicaments contre la dysfonction érectile, ces hommes cherchent à rehausser leur performance sexuelle et à accroître leur plaisir afin d’intégrer des « subcultures gaies plus aventureuses sur le plan sexuel. »
Préoccupée par la fréquence de la consommation de drogues et de médicaments contre la DE dans la communauté gaie et bisexuelle, cette équipe australienne a soulevé plusieurs questions qui ont besoin d’être étudiées en profondeur :
L’exploration de ces questions devrait jeter une lumière sur les comportements de certains hommes gais et bisexuels. La connaissance ainsi acquise pourrait ensuite aider ces hommes à réduire leurs risques à l’égard du VIH et à vivre en meilleure santé.
—Sean R. Hosein
Prestage G, Jin F, Kippax S, et al. Use of illicit drugs and erectile dysfunction medications and subsequent HIV infection among gay men in Sydney, Australia. Journal of Sexual Medicine. 2009 Aug;6(8):2311-20.
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En mélangeant deux vaccins connus qui ne s’étaient pas révélés efficaces séparément, des chercheurs américains et thaïlandais semblent avoir réduit de près du tiers les infections au VIH dans un échantillon thaïlandais. Les résultats sont accueillis avec un optimisme prudent.

Des chercheurs américains et thaïlandais ont révélé jeudi les résultats prometteurs d’un essai clinique d’un nouveau vaccin contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus à l’origine du sida.
En mélangeant deux vaccins connus qui ne s’étaient pas révélés efficaces séparément, il a été possible de réduire de 31,2 % le nombre d’infections au VIH dans un échantillon de 16 000 Thaïlandais à risque.
L’essai, qui a été mené par le ministère thaïlandais de la Santé et l’armée américaine, est présenté comme le plus important jamais effectué pour un vaccin contre le sida dans le monde.
Âgés de 18 à 30 ans, les participants, des hommes et des femmes séronégatifs, ont été vaccinés puis suivis tous les six mois pendant trois ans. Une moitié du groupe a reçu le vaccin, et l’autre moitié un placebo. Les deux groupes ont reçu de l’information relativement à la prévention du VIH/sida.
Au final, 51 individus ayant reçu le vaccin ont été infectés contre 74 parmi ceux ayant reçu le placebo.
Ce résultat représente une percée, car « c’est la première fois qu’il y a une preuve qu’un vaccin contre le VIH a une efficacité préventive », précisent les chercheurs dans un communiqué. Reste que ce vaccin ne peut rien faire une fois que la personne a été contaminée.
Un enthousiasme contenu
Dans un communiqué conjoint, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’ONUSIDA ont fait preuve d’un optimisme prudent, jugeant que le vaccin a « un effet protecteur modeste ».
Ces résultats soulèvent cependant un « nouvel espoir » de trouver une solution définitive pour contrer le sida, mais beaucoup de travail reste à faire, peut-on lire dans le communiqué.
Les deux organisations onusiennes soulignent qu’il reste notamment à déterminer la durée de la protection, si le vaccin peut être administré dans d’autres parties du monde et s’il est efficace sur d’autres sous-types du VIH.
Pour l’OMS et l’ONUSIDA, le vaccin annoncé jeudi se veut un outil supplémentaire dans la démarche globale de la lutte contre les infections au VIH.
La nouvelle est « encourageante », affirme le Dr Richard Horton, rédacteur en chef du journal médical The Lancet . Mais les résultats pourraient être le « résultat du hasard » étant donné le faible échantillon, prévient-il. D’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats, conclut le Dr Horton.
Agence France Presse et BBC
Portrait de l’évolution des traitements du VIH, d’hier à aujourd’hui. (PVSQ-Info-Traitement)
Conférencier : Dr Réjean Thomas, président fondateur de la Clinique médicale l’Actuel et fondateur deMédecins du Monde Canada. Le Dr Thomas fait un survol de ces 25 années de VIH-sida qu’il a vécues intimement depuis les débuts. Une conférence pleine d’émotions qui nous rappelle d’où nous venons et où nous allons.
Sur Fréquence VIH http://www.frequencevih.ca/a-visionner/videos-de-frequence-vih/article/vih-sida-25-annees-de-traitement
Depuis quelques années, la recherche sur la prophylaxie post-exposition en cas de contact sexuel à risque a donné lieu à des avancées majeures, et cette recherche se poursuit de nos jours. Par exemple, lorsqu’un couple « séro-discordant » (un des partenaires est porteur du VIH, l’autre pas) a un accident sexuel – bris de condom, condom qui reste dans le vagin ou le rectum, pénétration non-protégée en raison de consommation de drogue ou d’alcool, ou pour toute autre raison –, un traitement préventif peut être envisagé. Il est important de souligner qu’on ne parle pas ici de la pilule du lendemain. Il est encore difficile d’évaluer l’efficacité de tels traitements préventifs. La théorie en matière de PPE sexuelle s’inspire de ce qui se fait dans les cas de PPE professionnelle (piqûres d’aiguilles) et de prévention de la transmission mère-enfant. Les résultats obtenus après traitement dans ces deux derniers cas suggèrent un bénéfice potentiel, mais il n’y a aucune garantie de succès. La prévention demeure votre meilleure protection contre la transmission du VIH / sida.
Présentement, il y a une vingtaine de nouveaux médicaments anti-VIH en cours d’évaluation, qui ont de bonnes chances d’être mis en marché dans les deux prochaines années. Plusieurs de ces traitements comportent des avantages importants par rapport aux médicaments existants : posologie simplifiée, moins de toxicité et profil de résistance plus favorable. Il y a également d’autres médicaments à l’étude qui s’attaquent à de nouvelles cibles du virus, ainsi que des recherches qui se poursuivent en vue de dépister le virus là où il se cache, d’enseigner l’autodéfense aux cellules et de renforcir le système immunitaire.
Il faudra encore plusieurs années et beaucoup de recherches avant de trouver un vaccin qui protègera contre le VIH, à cause de la capacité du virus de se modifier. Mais les progrès étonnants réalisés au cours des dernières années dans le traitement de la maladie nous procurent un certain optimisme. Une quantité impressionnante de ressources sont consacrées à la recherche d’un vaccin efficace. Il est donc très possible que l’on connaisse une percée tout aussi intéressante que celle que l’on a vécue en 1997 avec l’arrivée des nouveaux traitements très puissants qui ont permis de transformer cette infection mortelle en une infection chronique !
Pour plus d’information, vous pouvez communiquer avec :
Texte écrit par Dr. Harold Dion
Source: site de la clinqiue l’Actuel – www.cliniquelactuel.com
Chez un grand nombre de personnes, l’infection par le virus H1N1 ne cause que des symptômes légers à modérés de la grippe qui se résorbent après une semaine environ. Toutefois, chez une faible proportion des personnes touchées, le virus H1N1 peut provoquer de graves complications nécessitant parfois l’hospitalisation. Les facteurs à l’origine de ce genre de complications ne sont pas clairs à l’heure actuelle. Cependant, à en croire les meilleures données disponibles, il semble bien que les risques de complications associés au H1N1 soient plus importants pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli, y compris celles vivant avec le VIH.
Dans ce bulletin de Nouvelles-CATIE, nous offrons des informations essentielles au sujet du H1N1, ainsi que des conseils concernant la prévention et le traitement du H1N1 chez les adultes vivant avec le VIH.
Tout comme les autres virus de la grippe, le H1N1 ne provoque pas les mêmes effets chez tout le monde. Comme il s’agit d’une nouvelle infection, nous avons peu de données sur l’impact spécifique qu’a la H1N1 chez les personnes vivant avec le VIH. Il n’empêche que nos connaissances actuelles nous permettent de dresser la liste suivante de facteurs susceptibles d’accroître la vulnérabilité des PVVIH aux complications de l’infection par le H1N1.
Les personnes dont le système immunitaire a été affaibli par le VIH courent un risque accru de complications associées à n’importe quelle grippe, y compris celle causée par le virus H1N1. Cela inclut les personnes ayant un faible compte de CD4+. Comme beaucoup de personnes séropositives ne sont diagnostiquées que lors d’un stade avancé de l’infection, de nombreuses personnes ignorent qu’elles sont porteuses du VIH et qu’elles sont donc plus vulnérables à l’égard des complications de la grippe et de l’infection par le H1N1.
Les personnes séropositives ayant un compte de CD4+ élevé pourraient être à risque aussi, même si elles prennent des médicaments anti-VIH. Plusieurs études ont permis de constater que, malgré la prise de médicaments anti-VIH, les personnes séropositives sont plus sujettes aux complications de la grippe saisonnière, telles que des infections pulmonaires bactériennes.
Certaines personnes vivant avec le VIH ont d’autres problèmes de santé qui sont susceptibles d’affaiblir leur système immunitaire et de les rendre ainsi plus vulnérables à la grippe saisonnière. Les états médicaux suivants pourraient accroître les risques de complications associées à l’infection par le H1N1 :
Des médecins du Canada, du Mexique, des États-Unis et d’autres pays qui ont soigné des patients atteints du H1N1 ont décelé d’autres facteurs qui semblent accroître le risque d’infection :
De nombreux experts recommandent que toute campagne de vaccination contre le H1N1 donne la priorité aux personnes vivant avec le VIH.
Ce virus se transmet de la même manière que la grippe saisonnière. Lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue, elle libère un jet de minuscules gouttelettes de mucus contenant des virus grippaux. Si ces gouttelettes sont inhalées par une autre personne, celle-ci risque d’être infectée aussi. Si les gouttelettes atterrissent sur des surfaces – comptoirs, bureaux, poignées de porte, etc. – d’autres personnes risquent d’y être infectées si elles se touchent le nez, la bouche ou les yeux après être entrées en contact avec ces surfaces. De plus, comme les virus grippaux peuvent survivre sur la peau humaine, il est possible de contracter l’infection en serrant la main d’une personne infectée. Les virus de la grippe peuvent survivre sur des surfaces à l’extérieur du corps pendant jusqu’à 24 heures.
Voici une liste de mesures qui pourraient vous protéger contre le H1N1. Elles sont recommandées par l’Agence de la santé publique du Canada, les U.S. Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et les European Centres for Disease Control :
Plusieurs vaccins contre le H1N1 sont à l’étude dans différentes parties du monde. Bien que nous n’ayons pas de données précises sur l’efficacité éventuelle qu’auront ces vaccins chez les personnes séropositives, des années d’expériences avec d’autres vaccins antigrippaux nous laissent croire que les vaccins anti-H1N1 seront aussi sûrs et aussi efficaces chez les PVVIH que chez les personnes séronégatives. Les autorités sanitaires fédérales, provinciales, territoriales et municipales élaboreront une stratégie pour une campagne de vaccination pancanadienne. Restez au courant de l’accessibilité du vaccin dans votre région (lisez la section Ressources à la fin de ce bulletin pour savoir comment vous renseigner). Parlez à votre médecin ou infirmière aussitôt que le vaccin anti-H1N1 sera offert près de chez vous.
Dans certaines situations, on a recours a des médicaments antiviraux tels que l’oseltamivir ou le zanamivir pour aider à prévenir l’infection par le H1N1 chez les personnes exposées au virus qui n’ont pas encore présenté de symptômes de la grippe. Lorsqu’on utilise des médicaments à des fins préventives comme c’est le cas ici, on parle de prophylaxie post-exposition ou PPE. Si vous avez eu des contacts rapprochés avec une personne atteinte du H1N1, parlez à votre médecin ou infirmière de la possibilité de prendre des antiviraux pour vous protéger contre l’infection par le H1N1.
Comme les signes et symptômes de l’infection par le H1N1 ressemblent beaucoup à ceux de la grippe saisonnière, seul votre médecin ou infirmière pourra diagnostiquer la cause de vos symptômes. Voici une liste de symptômes associés au H1N1 :
Certains patients se plaignent de diarrhées et de vomissements aussi.
Dans les cas extrêmes, les signes et les symptômes suivants peuvent se produire. Si vous éprouvez un des symptômes dans cette liste, contactez sans tarder votre professionnel de la santé ou composez le 911 :
Comme les signes et symptômes de l’infection par le H1N1 ressemblent beaucoup à ceux de la grippe saisonnière, seul votre médecin ou infirmière pourra diagnostiquer la cause de vos symptômes. Si vous éprouvez des symptômes grippaux, contactez votre médecin ou infirmière pour obtenir des conseils. Ils vous aideront à déterminer les mesures qu’il faut prendre, telle la prise de médicaments antiviraux, par exemple.
Pour éviter d’infecter d’autres personnes, suivez les conseils de votre médecin ou infirmière et restez chez vous.
Si vous éprouvez de graves symptômes grippaux, ne présumez pas que le H1N1 en est la cause. Il existe plein d’autres infections et affections qui peuvent causer des symptômes semblables. Demandez toujours conseil à un professionnel médical pour bien gérer vos symptômes.
Pour beaucoup de personnes touchées par le H1N1, les professionnels de la santé recommandent des soins à domicile et un suivi minutieux des symptômes. Pour cette raison, il est important que vous soyez prêt à vous soigner (ou à soigner d’autres personnes) à la maison.
Si votre médecin ou infirmière vous a dit (ou un autre membre de votre ménage) de rester chez vous à cause du H1N1, voici quelques mesures que vous pourrez prendre pour gérer la maladie et prévenir la propagation de l’infection :
Lorsque vos symptômes se seront atténués, parlez à votre médecin ou infirmière de la possibilité de reprendre votre travail ou vos activités bénévoles. Au cours des jours suivant la disparition de vos symptômes, votre corps produira graduellement de moins en moins de H1N1. Lorsque vous reprendrez vos activités, il sera donc important que vous continuiez de vous laver fréquemment les mains et de prendre les précautions nécessaires lorsque vous toussez ou éternuez afin de ne pas infecter d’autres personnes.
Il y a deux médicaments antiviraux qui sont disponibles sur ordonnance pour le traitement de l’infection par le H1N1 :
Ceux-ci sont les seuls médicaments approuvés par les autorités pour le traitement du H1N1. Ils agissent le plus efficacement lorsqu’ils sont utilisés dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes grippaux. Puisque les symptômes de la grippe saisonnière ressemblent beaucoup à ceux du H1N1, seul votre médecin ou infirmière pourra diagnostiquer la cause de vos symptômes.
D’ordinaire, le traitement dure cinq jours. Toutefois, dans les cas graves, notamment chez les personnes immunodéprimées hospitalisées, un traitement plus long et des doses plus fortes sont recommandés par certains spécialistes des maladies infectieuses.
Voici quelques conseils utiles à l’intention des personnes recevant ces médicaments antiviraux :
Pour en savoir plus sur le traitement du H1N1, visitez le site suivant des CDC américains (en anglais seulement) :
http://www.cdc.gov/H1N1flu/recommendations.htm
L’oseltamivir et le zanamivir n’ont pas été testés chez des femmes enceintes dans le cadre d’essais cliniques. Cependant, comme certains médecins ont dû soigner des femmes enceintes à l’aide de ces médicaments, nous disposons de quelques données sur leur innocuité. Selon les CDC américains, on peut administrer ces médicaments aux femmes enceintes atteintes du H1N1. Le zanamivir a tendance à s’accumuler dans les poumons, alors que l’oseltamivir peut atteindre tous les tissus de l’organisme. Les CDC recommandent dont l’oseltamivir pour le traitement des femmes enceintes infectées par le H1N1.
Certains patients se plaignent de nausées, de vomissements et de diarrhées. Si le médicament est pris avec de la nourriture, il est possible d’atténuer les nausées et les vomissements. Des enfants japonais recevant de l’oseltamivir auraient présenté des problèmes neuropsychiatriques, selon des rapports en provenance de ce pays. Toutefois, ce problème ne se serait pas produit chez des adultes, japonais ou autres.
Ce médicament peut irriter les poumons des personnes atteintes d’affections pulmonaires préexistantes comme l’asthme. Les CDC recommandent que les personnes vivant avec de telles affections aient recours à l’oseltamivir et non au zanamivir. Chez certains patients, le zanamivir peut provoquer diarrhées, nausées, maux de tête et étourdissements.
Pour en savoir plus sur les effets secondaires moins courants de ces médicaments, parlez à votre pharmacien.
Comme le H1N1 est une nouvelle infection, il y a peu de données sur les interactions entre les médicaments antigrippaux et les médicaments utilisés pour le traitement de l’infection au VIH. Jusqu’à présent, aucune interaction grave ou potentiellement mortelle n’a été documentée.
Restez au courant de l’évolution de l’éclosion du H1N1 en écoutant les nouvelles ou en lisant le journal dans votre région. Les agences de la santé publique suivront de près la situation et publieront des informations au fur et à mesure. Voici quelques sources d’information fiables :
Agence de la santé publique du Canada
Ministère de la Santé du Québec
Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario
U.S. Centers for Disease Control and Prevention
Ministère de la Santé de France
Organisation mondiale de la santé
Nous tenons à remercier le Dr Curtis Cooper de l’Hôpital d’Ottawa pour sa collaboration précieuse à la préparation de cet article.
—Sean R. Hosein
1. Kunisaki KM, Janoff EN. Influenza in immunosuppressed populations: a review of infection frequency, morbidity, mortality, and vaccine responses. Lancet Infectious Diseases. 2009 Aug;9(8):493-504.
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Vers la fin des années 70 et le début des années 80, les hommes gais et bisexuels – un groupe parfois désigné par le terme hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HRSH) – constituaient le principal groupe à risque touché par le sida lors des premières journées de l’épidémie. De nos jours, les HRSH continuent d’être le groupe à risque le plus souvent diagnostiqué en Australie, au Canada et aux États-Unis.
Lors des premières années de l’épidémie du sida, les groupes communautaires gais mettaient sur pied des campagnes éducatives axées sur le sécurisexe (sexe à risques réduits). Ces activités soulignaient les dangers de l’acte sexuel le plus à risque, soit la pénétration anale sans condom. Grâce à ces programmes, les taux d’infection par le VIH ont diminué à la fin des années 90, au moins chez certains hommes gais et bisexuels aux États-Unis et peut-être dans d’autres pays à revenu élevé.
En 1998, les chercheurs de ces pays ont remarqué une tendance troublante : les taux de syphilis commençaient à augmenter chez les hommes gais et bisexuels. Rappelons que les infections transmissibles sexuellement (ITS) comme la syphilis peuvent causer plaies, lésions et inflammation dans les organes génitaux, ce qui rend la personne touchée plus vulnérable à l’infection par le VIH.
Une équipe de recherche internationale a récemment achevé son analyse de données de dépistage du VIH et de la syphilis recueillies entre 1995 et 2005 auprès d’HRSH vivant dans les pays suivants :
Australie; Canada; France; Allemagne; Pays-Bas; Espagne; Royaume-Uni; États-Unis.
Les chercheurs ont trouvé que les taux d’infection par le VIH avaient diminué d’environ 5 % par année entre 1996 et 2000. Toutefois, à partir de l’an 2000, les taux d’infection ont augmenté d’environ 3 % par année. Ils ont également découvert que l’âge moyen auquel les HRSH se faisaient diagnostiquer était passé de 34 ans en 1996 à 36 ans en 2005. Des tendances semblables ont été observées dans tous les pays, sauf l’Espagne, où les données disponibles étaient limitées. Continuer la lecture ‘Nouvelles CATIE – Le VIH fait un bond chez les hommes gais’
Le statut sérologique est une information confidentielle et intime difficile à exprimer, car les personnes séro+ subissent encore de la discrimination et du rejet. Sois respectueux et compréhensif quand un mek dévoile son statut. Après tout, il vient de te faire une confidence importante.
Les ateliers Phénix s’adressent aux hommes qui désirent réduire les risques de transmission sans faire de compromis sur le plaisir. Contrairement à certains programmes qui peuvent donner l’impression que la réduction des risques exige nécessairement de faire des compromis sur le plaisir et la satisfaction sexuelle, Phénix vise explicitement à relever le défi d’apprendre aux hommes qui y participent comment mieux conjuguer érotisme et réduction des risques.
Phénix est une série d’ateliers fermés de 10 semaines. Les ateliers seront de retour à Maison Plein Cœur en janvier 2010 dans le cadre du projet Entraide Positive.
Pour participer aux ateliers, vous devez être inscrit.
Maison Plein Coeur : 514 597-0554
Phénix disponible à Aids Community Care Montreal (ACCM)-Sida Bénévole Montréal, en anglais pour hommes gais ou bi, séro+ ou -.
To find out more about the workshops you can contact:
Doug, Director of Education and Prevention at ACCM, 514-527-0928 or send an email
Pour obtenir de plus amples informations sur les ateliers Phénix en français pour les hommes gais et bisexuels séronégatifs
Gérald, intervenant à Action Séro Zéro, au 514-521-7778, poste 225 ou par courriel
Prix Nobel de médecine 2008 pour la découverte du virus du SIDA, Françoise Barré-Sinoussi, de l’Institut Pasteur, revient sur l’aventure scientifique et humaine autour de cette maladie et livre ses espoirs pour une lutte qui reste à finir. Une entrevue très intéressante, proposée par Les Années lumière, à la première chaîne de Radio-Canada.